
BAC PRO Conducteur Routier
BAC PRO et CAP CRM
Conducteur Routier de Marchandises


SÉANCE 2.2.1 :
HISTOIRE DE L'AUTOMOBILE
Avant d’aborder, dans le cadre d'une mission de transport, les contraintes à identifier quant au(x) véhicule(s), cette séance nous invite à prendre le temps de mieux connaitre l’histoire finalement très récente de l’automobile, et du transport routier de marchandises.
Cette séance pour objectif, avant même de développer vos connaissances techniques sur les véhicules de transport de marchandises d'en connaitre un peu plus sur l'histoire de ces véhicules et leur rapide évolution.


1 - L' origine du transport
1.1 - L' invention de la roue et de la charrette
La notion de déplacement remonte aux origines de l'humanité, par envie, par besoin, et bien souvent par nécessité...
L’invention de la roue est estimée vers 3500 av. J.-C.
La roue a été inventée en basse Mésopotamie ( l'Irak actuel ) par les Sumériens, au cours du 4e millénaire avant notre ère, en perçant un disque de bois pour y placer un axe de rotation.
Il faut attendre 2000 av. JC pour que le disque soit évidé pour alléger la roue : ce sont les premières roues à rayons.

L’invention de la charrette à roues viendra rapidement, en remplacement du traineau comme moyen de transport.
La roue est une invention qui constitue un des fondements des transports routiers. Elle permet de déplacer sur terre des charges importantes sur de longues distances, en réduisant les forces de frottement. Elle est indispensable dans la plupart des moyens de transports terrestres.
Le premier moyen de transport : le véhicule à traction animale :
Le Pot de Bronocice est un pot en céramique trouvé à Bronocice en Pologne, daté de 3500 av. J.-C.
Ce pot est orné de gravures montrant des chariots à quatre roues qui sont probablement les plus vieilles représentations de véhicule au monde.


1.2 - Invention de l' automobile
Définition : Un véhicule est dit « automobile » lorsqu’il est muni d’un moteur qui lui permet de se déplacer par ses propres moyens
Les essais effectués pour remplacer les chevaux par une force motrice remontent au XVIIe siècle.
La vapeur était la plus prometteuse, mais ce n'est qu'à la fin du XVIIIe siècle qu'elle obtient un certain succès
1.2.1 - Naissance de l' automobile
Le véhicule automoteur le plus ancien encore existant est un tracteur d'artillerie à trois roues construit par l'ingénieur français Nicolas-Joseph CUGNOT en 1770.
On peut donc attribuer l’invention du premier véhicule automobile à Joseph CUGNOT. Cet ingénieur français invente en 1770 un engin dénommé le fardier. Ce véhicule était mu par une chaudière à vapeur de grande dimension, le rendant peu fonctionnel.
Ce véhicule était intéressant mais d'utilisation limitée. Celui-ci fut suivi par des véhicules moins pratiques construits par des ingénieurs français, américains et britanniques dont William MURDOCH, James WATT et William SYMINGTON.
La première automobile à vapeur " brevetée " date de 1789, à l’initiative de l’Américain Oliver EVANS.
Si nous avons tendance à penser que l’automobile est née avec le moteur à pétrole, en réalité, un embryon d’automobile naît à partir des années 1830 avec les importants progrès réalisés dans les machines à vapeur.
Le XIXème siècle est celui de la révolution industrielle, le développement de la machine à vapeur permet de faire fonctionner nombre d’outillages, puis amène à l’invention du train qui est capable de transporter de lourds chargements.
Les progrès réalisés sur les machines à vapeur sont importants et ont incités de nombreux ingénieurs à se pencher sur une automobile.
1.2.2 - Inventions liées à l' automobile
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Le premier moteur à gaz apparaît en 1866.
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Le moteur à 4 cylindres voit le jour grâce à l’Allemand August OTTO en 1876.
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La première préfiguration d’une voiture à essence a été inventée en 1883 par un autre ingénieur français, Édouard DELAMARE-DEBOUTEVILLE. Il s’agissait plus exactement d’un véhicule hippomobile équipé d'un moteur deux-cylindres.
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Carl BENZ ( dont le nom sera plus tard associé à celui de MERCEDES ) , fabrique en 1879 un tricycle à moteur. Le tricycle de BENZ ouvre la porte au véhicule à quatre roues de SERPOLLET et PEUGEOT qui sera présenté à l’Exposition universelle de 1889, que l’on peut considérer comme étant le départ de l’industrie automobile.
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Le premier modèle diesel est l’œuvre de Rudolf DIESEL en 1897. Ce moteur sera privilégié et développé par les constructeurs Peugeot et Mercedes-Benz, qui en équipent leur voiture.
1.2.3 - Industrialisation de l'automobile
Pour parler véritablement d’industrie automobile, il faut attendre la fin des années 1880 avec la première voiture produite à plusieurs exemplaires, La Mancelle d’Amédée BOLLEE.
C’est en 1908 que l’ingénieur américain Henry FORD démocratise l’usage de la voiture avec son modèle T. Le grand succès rencontré par cette voiture oblige à la mise en place du code de la route et du permis de conduire, ceci ouvrant la voie à des changements sociaux marquants, à la fois sur le plan particulier et en matière d’échanges commerciaux.
2 - Les grandes inventions du début
de l' automobile
1771 - Le fardier de CUGNOT

Nicolas Joseph CUGNOT ( 1725-1804 ) est un ingénieur militaire français, connu pour avoir conçu et réalisé, entre 1769 et 1771, le premier véhicule automobile jamais construit.
Il s'agit d'un fardier d'artillerie, entrainé par un moteur à vapeur à deux cylindres.
Conçu pour le transport des canons, ce fardier est à la fois l'ancêtre de l'automobile et de nos chars d'assaut modernes.

Les dimensions de ce véhicule sont imposantes :
- 7,25 m de long et 2,19 m de large,
- Les roues arrière font 1,23 m de diamètre,
- pas moins de 2,8 tonnes à vide et environ 8 tonnes en charge,
- La célèbre « marmite » ( cuve à eau du système de propulsion ) mesure près de 1,50 m de diamètre.
La réalisation d'un tel projet nécessite des fonds considérables : il coûte environ 20 000 livres de l'époque ( soit l'équivalent de 200 000 euros aujourd'hui ).
Enfin, la vitesse maximale, bien que constituant un succès technologique remarquable, reste néanmoins faible (entre 3,5 et 4 km/h) et permet tout juste de suivre une armée à pied.
1862 - Le cycle BEAU DE ROCHAS

Alphonse-Eugène BEAU DE ROCHAS dépose, le 16 janvier 1862, un mémoire d'une cinquantaine de pages qui est une somme de connaissances scientifiques de pointe sur le moteur à quatre temps.
BEAU DE ROCHAS y définit la théorie du cycle thermodynamique en quatre temps. Son principe sera été mis en œuvre avec succès par Étienne LENOIR en 1867.

Alphonse-Eugène BEAU DE ROCHAS ( 1815 - 1893 ) est un ingénieur thermodynamicien français, lauréat de l'Académie des Sciences.
Ingénieur de grands travaux, il pose le premier câble télégraphique sous-marin en collaboration avec l'ingénieur Philippe Breton (1850) et s'intéresse à l'hydrographie, au trafic ferroviaire (voie ferrée Grenoble-Digne-Nice en 1861), au franchissement de la Manche par un tunnel métallique immergé (1880)…
En 1883 et 1884 il dépose le principe de propulsion par réaction mais il ne l'imagine pas appliqué à des machines volantes.
Il définit également le « coefficient de propulsion » du moteur à réaction le 29 août 1887.
1867 - Le moteur 4 temps de LENOIR


En 1860, Étienne LENOIR dépose le brevet « pour un moteur dilaté par la combustion du gaz de l'éclairage enflammé par l'électricité ».
E. LENOIR le fabrique en 1860 en 400 exemplaires qui servent notamment, l'année suivante, à faire fonctionner sur la Seine le premier bateau à moteur.
Ce moteur consomme 18 l/h de mélange gazeux pour développer une puissance de deux chevaux.


En 1867, LENOIR réalise un moteur à quatre temps en se basant sur le principe du cycle de BEAU DE ROCHAS.
Son automobile à moteur à gaz parcourt 9 kilomètres de Paris à Joinville-le-Pont en trois heures ( soit à une vitesse moyenne de 3 km/h ).
Étienne LENOIR ( 1822 – 1900 ) est un inventeur belge naturalisé français. Autodidacte, et dépositaire de nombreux brevets dans des domaines divers. E. LENOIR est surtout connu pour être l'inventeur, en 1860, du premier moteur à allumage commandé opérationnel : un moteur à deux temps utilisant du gaz de houille comme carburant.
1873 - 1881 de l' Obéissante à la Rapide d'Amédée BOLLEE

En 1873, Amédée BOLLEE fabrique sa première voiture, à moteur vapeur, appelée « l'Obéissante ».
C'est un véhicule à vapeur, remarquable par son silence de fonctionnement, sa maniabilité, et disposant déjà de la plupart des solutions mécaniques de l'automobile du futur .
Ce véhicule possède quatre roues, une direction à double pivot, une propulsion par les roues arrière, une suspension à quatre roues indépendantes…
L’Obéissante, pesant 4 800 kg, offre 12 places, et pouvait atteindre 40 km/h en palier. Grâce à son changement de vitesses, elle pouvait gravir une côte de 12 % à faible vitesse.
En 1878, il conçoit et commercialise « la Mancelle ».
Cette voiture est considérée comme la première voiture construite en série , une petite cinquantaine d'exemplaires ont été fabriqués et vendus. Cette voiture dispose encore d’un moteur à vapeur situé à l’avant, d’une boîte de vitesses et d’un différentiel.
En 1880, il perfectionne ses voitures en construisant "La Nouvelle", une des toutes premières voitures à conduite-intérieure.
En 1881, Amédée BOLLEE construit "La Rapide". Cette voiture était capable de dépasser le seuil psychologique d'un kilomètre par minute en atteignant la vitesse, jusque-là jamais atteinte, de 62 km/h

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Amédée BOLLEE père ( 1844 - 1917 ) était un fondeur de cloches, et fut un inventeur français, spécialisé dans le domaine de l’automobile, il est considéré comme le premier constructeur à avoir commercialisé des automobiles.
1883 - Première voiture avec moteur à explosion

Avec Léon MALANDIN, Édouard DELAMARE-DEBOUTTEVILLE met au point en 1883 la première voiture actionnée par un moteur à explosion, et il dépose le premier brevet concernant une automobile le 12 février 1884.
Son automobile, la première au monde mue par un moteur à 4 temps, est pourvue d'une banquette avant et d'une plate-forme arrière, et est équipée de quatre roues, d'un moteur bicylindre horizontal fonctionnant d'abord au gaz, ensuite à l'essence de pétrole, d'une transmission aux roues arrière par chaîne, d'un arbre de transmission et d'un différentiel. Elle circule sur la route de Fontaine-le-Bourg à Cailly. Le carburant était admis par un tiroir et l'évacuation se faisait par des soupapes.

Édouard DELAMARE-DEBOUTTEVILLE ( 1856 - 1901 ) est un industriel français et considéré comme un pionnier de l'automobile.
Alors que les bicycles commencent à se répandre, il invente un des premiers tricycles à gaz qui ait fonctionné sur route.
Il s'intéresse alors au moteur à gaz lui-même, recherche qui aboutit au moteur Simplex ( construit par les ateliers Powell de Rouen ).
Reprenant l'étude de ses prédécesseurs LENOIR et OTTO, E. DELAMARE-DEBOUTEVILLE conserve le cycle à quatre temps de BEAU DE ROCHAS et apporte à la machine une série de perfectionnements qui permet de construire des moteurs plus grands que ce que l'on savait faire alors.
1885 - Première moto de Gottlieb DAIMLER


1885 : Gottielb DAIMLER et Wilhelm MAYBACH construisent la première moto du monde.
Cette moto , la Daimler Reitwagen, en bois, est équipée du moteur Daimler type P (premier moteur pour véhicules industrialisable du monde, à gaz monocylindre ).
A partir de 1886, DAIMLER et MAYBACH montent leur moteur avec succès sur une voiture, la Daimler Motorkutsche, puis sur un bateau, un traîneau,, des tramways et des pompes à incendie…

Gottlieb DAIMLER ( 1834 – 1900 ) est un ingénieur allemand en mécanique. Inventeur de génie des premiers moteurs à essence fonctionnels industrialisables de l'histoire de l'automobile (moteur Daimler Type P) et fondateur de la marque de moteur et d'automobile allemande Daimler-Motoren-Gesellschaft (rebaptisée Daimler-Mercedes-Benz après fusion avec Benz & Cie de Carl Benz en 1926).
1882 : DAIMLER quitte Deutz AG avec son ami Wilhelm MAYBACH pour ouvrir un atelier indépendant en 1884 où ils améliorent le moteur à quatre temps de l'ingénieur inventeur français BEAU DE ROCHAS, notamment en mettant des aubes sur le volant moteur pour son refroidissement.
1888 - J.B. DUNLOP : les débuts du pneumatique



En 1887, John Boyd DUNLOP, a l’idée d'entourer les roues en bois de la bicyclette de son fils avec des tubes en caoutchouc remplis d'air afin d’en améliorer le confort, le bruit, la vitesse et l'adhérence sur route.
Son pneumatique a un succès immédiat dans le monde du vélo, les grands champions de l’époque l’utilisent avec succès.
Le 7 décembre 1888, John Boyd DUNLOP dépose le brevet du pneu à air avec valve.
Mais l'invention de DUNLOP ne permet pas une réparation facile en cas de crevaison.
John Boyd DUNLOP ( 1840-1921) est un inventeur écossais, fondateur de la compagnie de pneumatiques qui porte son nom, Dunlop.
Entre 1887 et 1888, il invente le premier pneumatique avec valve. sans connaître paraît-il l'invention de W. THOMSON
En 1839 Charles GOODYEAR dépose le brevet de la vulcanisation du caoutchouc et en 1845 l’écossais Robert William THOMSON, invente le premier pneumatique à partir de bandage en caoutchouc collé sur une jante, dont il dépose un brevet en 1846. Hélas, le manque de robustesse du pneu et l’impossibilité de trouver une application pratique à son invention, font que William THOMSON abandonne son brevet de « roue à air ».
1891 - Édouard et André MICHELIN :
Évolution du pneumatique

En 1891, les frères MICHELIN développent le premier pneu démontable pour bicyclette.
Ils conçoivent ce pneu après avoir aidé un cycliste anglais venu à l'usine pour la réparation d'un pneu crevé ( pneu mis au point par J B Dunlop ).


En 1895 : Michelin fait rouler la première voiture sur pneus. Avec leur Voiture " l’Éclair", ils participent à la course Paris-Bordeaux-Paris.
En 1899, l'automobile électrique, la Jamais Contente, équipée de pneus Michelin, dépasse 100 km/h.

En 1908, Michelin produit le premier pneu « jumelé » pour poids lourds…


En 1832, Aristide BARBIER et Édouard DAUBREE créent à Clermont-Ferrand une fabrique de machines agricoles et d’articles en caoutchouc.
En 1889, Édouard MICHELIN ( 1859 - 1940 ) devient gérant de la société, avec son frère André MICHELIN ( 1853 - 1931 ), et fonde la société Michelin et Cie.
1897 - L' invention de Rudolf DIESEL


Rudolf DIESEL (1858 – 1913 ) durant la dernière décennie du XIXe siècle, de 1893 à 1897, développe l'idée d'un moteur à allumage par compression.
Il s'agit de chauffer le contenu d'un cylindre par une compression afin que le carburant qui y est injecté produise une explosion.
Le premier moteur Diesel commercialisé, présenté en 1900 à l'Exposition universelle de Paris, a une cylindrée de 1 960 cm3 tournant à 172 tr/min, et développe une puissance de 14,7 kW.
Malgré son système d'injection par pompe à air, ce moteur a un rendement assez intéressant avec une CSE (consommation spécifique) de 335 g/kWh (à titre d'exemple, les poids-lourds les plus récents ont une CSE entre 250 et 200 g/kWh).
Le moteur Diesel, appelé également moteur à allumage par compression, est un moteur à combustion et explosion dont la combustion est déclenchée lors de l'injection de carburant dans la chambre de combustion remplie d'air comprimé, par un phénomène d'auto-inflammation. Celui-ci est permis par les températures de 700 à 900 °C, atteintes par la compression de l'air dans les cylindres jusqu'à un taux de compression de 14 à 25.
Le moteur Diesel tire son nom des travaux de Rudolf Diesel.
En 1924 Le Français Lucien-Eugène INCHAUSPE (1867-1930), inventeur la pompe à injection , améliore les performances du moteur Diesel et permet l'installation de ce moteur sur un camion.
La production par Robert Bosch de ce moteur à injection permet un développement rapide de ces moteurs. Les premières automobiles de tourisme à moteur Diesel seront une Mercedes en 1936, puis la Peugeot 402 en 1938.
Le faible coût du combustible de ce moteur le rendit économiquement intéressant pour la propulsion navale. C'est un navire marchand danois, le Selandia, qui en fut équipé le premier en 1912.
3 - L' histoire du camion
1879 - La Marie-Anne d' Amédée BOLLEE

En 1879, Amédée BOLLEE Père réalise la "Marie-Anne" après avoir reçu une commande pour un train routier.
La "Marie-Anne" parcourt les 760 km séparant le Mans à Ax sur Ariège en 74 heures.
Ce train routier de 20 tonnes en ordre de marche peut emporter jusqu'à 100 tonnes de masse transportée ( mais était limitée à trente-cinq tonnes en côte de 6 % ).
Son moteur vapeur développe une puissance de 100 chevaux avec une motricité transmise sur les roues des deux premiers wagons et le tender*.
( * tender = wagon qui suivait une locomotive à vapeur et contenait le combustible et l'eau nécessaires )
1896 - 1er camion DAIMLER (Allemagne)

C’est en 1896 qu’est fabriqué le premier camion Daimler.
Ce camion est équipé une boîte de vitesses à courroies à quatre rapports et d’un moteur Phoenix à deux cylindres.
L'allumage moteur s’effectue encore au moyen d’un tube incandescent à l’époque, mais qui dispose déjà d’un carburateur et développe 4 ch.
Avec sa charge utile de 1 500 kg, le premier camion Daimler possède déjà les caractéristiques d’un utilitaire léger selon les critères actuels.
Le premier exemplaire construit est exporté en Angleterre.
En 1890 Gottlieb Daimler fonde la société Daimler-Motoren-Gesellschaft (dont il est actionnaire au tiers) et devient constructeur indépendant, avec Wilhelm Maybach au poste d'ingénieur en chef.
Le 28 juin 1926, Daimler-Motoren-Gesellschaft ( DMG) et la société nouvelle " Mercedes et Benz & Cie * " fusionnent en « Mercedes-Benz AG ».
* créée par Emil Jellinek ( ancien concessionnaire de la marque DMG à Nice )
1896 - Naissance de la marque SAURER (Suisse)

Dès 1888, La société de fonderie helvétique créée par Hanz SAURER ( en 1853 ) fabrique des moteurs essence
En 1896, Saurer produit sa première automobile.
Dès 1903, sous la direction de Adolph et Julius-Emil SAURER, l'entreprise se spécialise dans les camions et autobus.
Elle poursuivra cette activité jusqu’en 1982.
1899 - Naissance de la marque BERLIET (France)

La société des Automobiles BERLIET, est fondée par Marius Berliet en 1899.
C'est à l'origine un constructeur de voitures dont il cessera la fabrication en 1939.
A partir de 1939 BERLIET devient alors exclusivement un constructeur de véhicules industriels...
1899 - Naissance de la marque RENAULT (France)


C'est 1898, à l'âge de 21 ans, que Louis RENAULT construit, avec l'aide de son compagnon de régiment Edward RICHET, sa première voiturette, la Renault Type A :
Il modifie un tricycle De Dion-Bouton pour y ajouter une quatrième roue, une transmission par cardan, une boîte à trois vitesses avec la troisième en « prise directe » de son invention, et une marche arrière, le tout capable de rouler à 45 km/h.
Le 24 décembre 1898, en gravissant au volant de sa petite voiture devant une foule épatée, toute la rue Lepic, à Paris, il empoche ses douze premières commandes fermes assorties d'un acompte de soixante louis d’or et décide de devenir constructeur d’automobiles.
Quelques mois plus tard, il dépose le brevet de la boîte de vitesses à « prise directe », qui va être à l'origine de sa fortune en étant adoptée par tous les constructeurs automobiles de l'époque.
Le 25 février 1899, ses deux frères Marcel et Fernand, qui gèrent la firme de textile paternelle « Renault Fils, tissus en gros » fondent la société Renault Frères : la marque Renault est née...
1900 - Naissance de la marque MACK ( USA )

Jack et Augustus MACK proposent en 1900 un autobus, conçu pour porter 20 touristes jusqu’au parc de Brooklyn. C'était le premier autobus réussi aux États-Unis. Mais la société Mack forgera surtout sa réputation pendant la Première Guerre mondiale.
En 1917, les États-Unis entrent en guerre. Environ 1 600 Mack AC seront envoyés en France. Ce camion de 6 tonnes était surnommé « le bulldog » à cause de sa résistance, ce qui donnera naissance au symbole de la marque.
1979 : Renault entre dans le capital de Mack, avant de devenir le seul maître à bord après l’OPA de 1990.
1903 - Le camion FIAT 24HP

En 1903, FIAT fabrique le premier « camion » à châssis industriel, c’est le 24HP.
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Moteur bibloc 4 cylindres ( deux groupes de 2 cylindres ) de 6370 cm³.
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Poids à vide de 2,0 tonnes
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Poids total de 4,0 tonnes ( soit 2 tonnes de charge utile )
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Longueur de 5,25 m,
Ce véhicule avait deux particularités :
- une boîte de vitesses à 4 rapports avant et 1 marche arrière, fixée au centre du châssis et reliée au moteur par un arbre de transmission,
- un moteur placé tout à l’avant, en porte à faux sous le poste de conduite.
Cette configuration révolutionnaire préfigurait les fabrications contemporaines. La qualité de fabrication étant très élevée, le succès fut immédiat.
FIAT, acronyme de « Fabbrica Italiana Automobili Torino » (ou en français « Fabrique italienne d'automobiles de Turin »), a été créée le 11 juillet 1899.
Dès 1917 FIAT est déjà un des plus importants constructeurs de véhicules industriels et militaires de l’époque.
En 1975 FIAT crée la marque IVECO pour ses véhicules industriels
Les années 1900 à 1914
Le transport routier par camion a connu un départ difficile car trop d’inconvénients : lent, bruyant, inconfortable, sans aucune protection contre les intempéries, ne permettent que des parcours locaux, et des contraintes d'entretien obligeant à des retours quotidiens au garage.
La suprématie du chemin de fer pour le transport de marchandises reste inébranlable.
A cette époque, BERLIET en France et FIAT en Italie, lancent la construction de véhicules équipés de moteurs à essence d'une vingtaine de chevaux et de transmissions à chaînes, capables d'atteindre des vitesses de 15 à 20 km/h avec des charges utiles de 2 à 4 tonnes.
En France, le Ministère de la guerre organise des concours de poids lourds qui suscitent une grande émulation parmi les constructeurs. Les "BERLIET" intéressent immédiatement les militaires et les versions civiles des camions BERLIET commencent à équiper les entreprises de transport les plus dynamiques.
1911 - Le camion FIAT 15

En 1909, Fiat étudie, sur commande de l’armée du Roi d’Italie, un nouveau camion multi usages, transport de troupes et de matériel, et présente le Fiat 15 dès 1911.
Ce camion inaugure la pompe à essence en remplacement d’une alimentation par gravité. Son moteur d'une cylindrée de 4 398 cc20 fournit une puissance de 20 à 35 ch DIN (14 à 25 kW).
Ce FIAT 15 annonçant un poids à vide de 3 750 à 3 950 kg pouvait atteindre les 35 km/h.
Ce type 15 connaîtra un énorme succès et sera décliné en version 15 bis, surnommé " type Libye ", pour ses exploits dans ce pays ( La Libye est une ancienne colonie italienne ), et le Fiat 15ter doté d’un moteur plus puissant pour la Guerre Italo-Turque en Libye.
1910 - Le camion FIAT 18BL


Le FIAT 18 BL a été le camion militaire le plus produit de son époque. Il était composé d'un plateau bâché d'une longueur de 3,5 mètres et d'une largeur de 1,75 m. Il offrait une charge utile de 3,5 tonnes. Le poste de conduite disposait d'une capote imperméable repliable. Avec son empattement de seulement 3,65 m, il disposait d'un rayon de braquage de 6,8 m ce qui le rendait très maniable sur les routes étroites et sinueuses. De plus, il pouvait tracter une remorque de 5 tonnes ce qui le transformait en tracteur d'artillerie.
Le modèle 18.BLR était équipé de suspensions renforcées, de roues de diamètre réduit, d'un châssis raccourci et du moteur Fiat 64D de 6 430 cm3 développant 45 ch DIN. Il sera surtout employé pour les transports lourds et servira de support au canon de 76/40.
Il est resté en production jusqu'en 1921
Le Fiat 18BL sera fabriqué en 20 000 exemplaires, chiffre énorme pour l’époque. Il équipera ne nombreuses armées alliées lors de la Première Guerre mondiale.
En 1907, le ministère français de la guerre avait décidé de réserver ses commandes aux seuls constructeurs nationaux. Mais en octobre 1914, il se rend à l'évidence que la production nationale française ne pourra jamais satisfaire les besoins de l'armée. Les constructeurs français ne livreront durant l'année 1914 que 2 585 véhicules. Le ministère se met à la recherche de fournisseurs complémentaires à l'étranger. FIAT sera un des fournisseurs agréés et reconnus de l'armée française qui a équipé l'armée française en camions FIAT 15 et 18 durant toute la Première Guerre mondiale.
1913 - Le camion BERLIET CBA

Conçu en 1913, à la veille de la première guerre mondiale, le CBA se présente de manière classique : cadre châssis en tôle emboutie, moteur disposé sur l’essieu avant, cabine arrière.
Le moteur est un 4 cylindres de 5,3 L. de cylindrée, d'une puissance nominale 25 HP.
Avec sa carrosserie, il pèse à vide 3,5 tonnes environ et peut transporter une charge utile équivalente à 3.5 tonnes.
Ce camion pouvait atteindre une vitesse d’environ 30 km/h ( loin d’être négligeable pour l’époque ).
25 000 CBA ont été livrés à l’armée pendant la première guerre mondiale. Le modèle sera fabriqué par BERLIET jusqu’en 1932. Au total, près de 40 000 exemplaires sont sortis des usines de Lyon.
D’une très grande robustesse, réputés « increvables », un certain nombre de CBA étaient encore en service dans les années 60 !
Les années 1914 à 1918
La guerre de 1914 va donner au transport routier un essor considérable.
3 500 camions emprunteront "la Voie Sacrée" pour assurer le ravitaillement lors de la défense de Verdun.
La plupart sont des BERLIET type CBA qui furent construit à près de 25.000 exemplaires par les usines de Marius BERLIET, près de Lyon. Ils étaient équipés de roues à bandages pleins et de transmission par chaînes.
La Première Guerre Mondiale fût, pour les constructeurs français ( RENAULT, PEUGEOT, LATIL… ), l'occasion d'étudier des camions spéciaux pour l'armée



1920 - Naissance de la marque MAN ( Allemagne )

En 1897, l'ingénieur Rudolf Diesel a construit le premier moteur Diesel fonctionnel du monde au sein d'un unité sidérurgique créée en Allemagne en 1758. Cette unité sidérurgique prendra le nom définitif de M.A.N. en 1908 ( Maschinenfabrik Augsburg Nürnberg AG ).
En 1915, M.A.N. fait l'acquisition d'une licence de la compagnie suisse Saurer pour construire des camions dans une usine située à Lindau, mais cet accord prend fin en 1918.
En 1920, M.A.N. introduit sur le marché des camions sous son propre nom.
Les années 1920 à 1930
Le transport par camions prend l’avantage sur le rail dans les années 20 :
- souplesse du trafic
- réduction des délais
- à portée immédiate alors que le rail est souvent très éloigné des points d’enlèvement ou de destination des marchandises.
Les premiers services de camions « rapides » fonctionnent dès 1929 :
- Paris - Marseille en 24h, avec des services journaliers dans les 2 sens,
- Paris -Strasbourg en 10 heures reliés toutes les nuits…
Les premières liaisons internationales se mettent en place entre Perpignan et Barcelone :
Un trafic assez important de marée entre Lorient et la Rochelle et la Catalogne Espagnole existe par chemin de fer, mais la nécessité de procéder à des transbordements à la frontière en raison de la différence d'écartement des voies ferrées Françaises et Espagnoles et les nombreuses difficultés de correspondance mal établies entre les horaires Français et Espagnols, vont là aussi tourner à l'avantage du transport routier.
1925 - Le camion RENAULT MZ

Le premier utilitaire Renault date de 1900. Il s’agit d’une fourgonnette de 250 kg de charge utile, transmission (déjà) par pont.
Dès 1924, le constructeur de Billancourt est en mesure d’offrir, pour sa seule gamme routière, un ensemble de véhicules couvrant tous les besoins en matière de transport de marchandises ou de voyageurs, de la camionnette marchande de 250 kg de charge utile au camion-benne de 10 tonnes…
Cette gamme des camions et utilitaires RENAULT va se compléter en 1925 par un tracteur de 5 tonnes de charge utile, à attelage automatique : le MZ.
Ce tracteur, très équilibré avec son capot plongeant typique de la marque, était d’une conception moderne pour l’époque : moteur monobloc de 3,2 L. de cylindrée, boîte 4 vitesses, pont arrière porteur avec arbres de roues extérieurs au pont.
1927 - Naissance de la marque VOLVO ( Suède )

Volvo*, fondée en 1927 en Suède avec l'aide de la société SKF, est un conglomérat industriel suédois de fabrication de camions, d'autocars et d'autobus, d'engins de chantier et de moteurs marins et industriels.
* En latin, volvo — première personne du présent de l'indicatif du verbe volvere — signifie « je roule »
Au début de 2002, AB VOLVO a restructuré son secteur camions en le divisant en trois marques distinctes : Renault Trucks, Mack Trucks Inc. et Volvo Trucks.
1928 - Naissance de la marque DAF ( Hollande )

L'entreprise DAF est fondée le 1er avril 1928 aux Pays-Bas, par les frères Hubertus et Wim VAN DOORNE, sous le nom Van Doorne's Aanhangenwagen Fabriek NV.
La société fabrique des remorques ainsi que des châssis et transmissions intégrales dont l'armée se sert pour ses camions militaires.
En 1938, DAF se lance dans la production de quelques véhicules utilitaires, mais ce n'est qu'après la Seconde Guerre mondiale que l'entreprise développe sa nouvelle activité.
En 1948, la société change de nom pour Van Doorne's Automobiel Fabriek ( D.A.F. )
En 1976, Volvo rachète la branche de la production des voitures particulières DAF. L'entreprise abandonne ainsi cette division et se consacre exclusivement à la production de poids lourds.
1929 - Le camion FIAT 621

Dès 1929, apparaît un nouveau modèle de camion de moyen tonnage, le Fiat 621. Ce camion connaîtra un succès jamais égalé. À quasiment 50 000 exemplaires dans ses nombreuses versions dont une électrique et à gazogène.
Le Fiat 621 est le premier camion vendu avec une cabine fermée.
Caractéristiques techniques du Fiat 621 de 1929 :
Moteur Fiat 122A - 6 cylindres diesel de 2 516 cm³ - 44 ch - Vitesse max : 56 km/h
Poids à vide de 2,96 t et PTAC de 4,8 t - Autonomie : 400 km sur route, 340 km en tout terrain
Les années 1930 à 1940
Les années 30 voient la construction de poids lourds capables de porter de 8 à 10 tonnes et d'atteindre 70 km/h.
Les constructeurs de l’époque sont LATIL (Levallois-Perret 92) - UNIC (Puteaux 92) - LAFFLY ( Boulogne Billancourt 92 ) - ROCHET SCHNEIDER (Lyon 69) - COTTIN et DESGOUTTES (Lyon 69) etc...
L'évolution depuis 20 ans a porté sur :
- L’accroissement de la charge transportée ( en corrélation de la diminution du poids à vide )
- L’augmentation de la vitesse moyenne par élévation de la puissance
- L’amélioration du freinage
- Le confort des cabines
- L’accessibilité des organes mécaniques et surtout la longévité des moteurs entraînant un accroissement de kilométrage entre les révisions.
La puissance moyenne actuelle est de l'ordre de 10 ch à la tonne.
Depuis une dizaine d'années, outre la recherche constante de motorisations plus performantes et plus économes en carburant, les progrès les plus spectaculaires sont apparus dans l'aspect des camions.
Les améliorations apportées sont :
- nouveaux pneus "Confort" et des dispositifs de freinage assistés par dépression ou à air comprimé permettent de tirer un meilleur parti de moteurs de 80 à 120 ch mis au point pour ces camions.
- les cabines se "ferment", mais demeurent encore mal isolées des moteurs chauds et bruyants.
Les premières cabines confortables, silencieuses et bien équipées en instruments viendront des Amériques juste avant la 2ème guerre mondiale.




Les années 1940 à 1950
La plupart des véhicules sont livrés "Nus" et confiés à des carrossiers qui les équipent " sur mesures " en fonction des besoins du client.
En faisant largement appel à des matériaux "légers" ( alliages d'aluminium, matières plastiques, fibre de verre, etc... ) ainsi qu'à des procédés d'assemblage plus modernes ( boulonneries et rivets en alliage léger, soudage par point, etc... ) le poids à vide est réduit, sans sacrifier à la robustesse, et donc la charge transportée augmente.
En raison de l'extension du rayon d'action des camions et du temps de conduite que les conducteurs sont susceptibles d'assurer, dans les limites réglementaires, l'aspect et le confort des cabines ont fait l'objet d'études très poussées ( Isolation acoustique, climatisation, visibilité dans toutes les directions, équipements divers… )
Les cabines de la nouvelle génération n'ont plus rien à envier aux plus confortables berlines.



4 - L' histoire du camion français de 1950 à aujourd'hui à travers l'histoire des camions SAVIEM, BERLIET ou RENAULT
1955 : Naissance de SAVIEM
En décembre 1955, la société LATIL, la branche poids-lourds de Renault et la SOMUA
( Société d'outillage mécanique et d'usinage d'artillerie ) fusionnent et donne naissance à la société SAVIEM ( Société Anonyme de Véhicules Industriels et d' Équipements Mécaniques ).
Le premier camion à porter la marque est en fait le Renault "Fainéant" de 1957, dont la fabrication est transférée à l'usine SAVIEM de Blainville-sur-Orne (Calvados).
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1957 : BERLIET T100
BERLIET donne naissance à un camion "pétrolier" le Berliet T100 ( 6x6 ), fabriqué en 4 exemplaires en 1957, dont le prototype a été réalisé en 9 mois seulement.
Il reste l'un des plus gros camions jamais construits dans le monde :
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Moteur Diesel "Cummins" 12 cylindres en V à 60° 28l de cylindrée
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Puissance: 700 chevaux avec boîte Clark : 4AV et 4AR
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PTAC: 100 tonnes avec une charge utile de 50 tonnes
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Longueur: 13,32m Largeur: 4,8m

1959 : SAVIEM absorbe CHAUSSON et lance le Fulgur
En 1959, SAVIEM absorbe les car Chaussons et lance la gamme des camions type JL.
En 1961, la gamme JL est équipé du moteur "Fulgur" de 4 à 6 cylindres
de 4,8 et 6,8 litres, fabriqué par l'usine SAVIEM de Limoges.

1963 : SAVIEM rachète la licence MAN
En 1963 SAVIEM rachète la licence MAN du procédé d'injection directe et présente sa gamme moyenne "S" équipée de la nouvelle cabine "710", lors du salon de Paris.
En juillet 1963, la gamme "S" est complétée avec le S8 ( 8 tonnes de charge utile ), équipé du même moteur et de la boite à vitesses du S7. Un tracteur routier S8T de 19t de PTRA sera commercialisé.
A partir de mars 1964 les moteurs MAN équipent la série des camions routiers type JM,
Les JM sont proposés en deux versions de cabines la "830" pour les courtes distances ou le type "840" (avec une à deux couchettes) pour les longues distances.




1965 : le BERLIET Stradair
Les modèles de pré-série sortent début 1965, le « STRADAIR », contraction des mots italien « strada » (route) et français « air », se présente d’emblée comme un véhicule hors du commun.
Le Stradair est équipé d'une suspension « airlam » : mode de suspension révolutionnaire combinant lames de ressorts et des coussins d’air. Cette suspension génère bien le confort total conducteur / passager / chargement avec une bonne accessibilité des organes mécaniques.

Le lancement est un succès et, dans les premiers mois, près de 1 500 commandes sont enregistrées. Le véhicule sera construit jusqu’en 1970.
La suspension par coussins d’air allait en définitive s’imposer jusqu’à équiper de nos jours la plus grande partie des autocars, camions, tracteurs et semi-remorques.
Jusqu'en 1986 : BERLIET produit plusieurs générations de camions et poursuit sa quette d'innovations...
1967 : Nouveaux accords entre SAVIEM et MAN
1967 : SAVIEM signe un accord commercial avec MAN, pour disposer des moteurs et de la cabine arrière de son futur projet le H 32.
En retour MAN vend, dès 1969, sous sa marque, la petite gamme des SG, la gamme moyenne SM et la gamme haute Europe de SAVIEM.

1974 : BERLIET filiale de la Régie RENAULT
La marque BERLIETerliet devient une filiale de la Régie Nationale des Usines Renault


1978 : Naissance de RENAULT V.I.
1978 : Renault réorganise le groupe constitué des marques Berliet et SAVIEM, pour créer l'unique constructeur français de poids-lourds Renault-Véhicules-Industriels, branche poids-lourds du groupe Renault.
Le 21 avril 1980, le nom de SAVIEM disparaît, tout comme celui de Berliet, des modèles au profit de la marque commune Renault-Véhicules-Industriels ( Renault VI ).

1990 : RENAULT V.I. absorbe MACK ( USA )
En 1990, Renault Véhicules Industriels fait l'acquisition de l'américain MACK.
1990 : le Magnum de RENAULT V.I.
1990 : Le Renault AE500 Magnum
Le Renault Magnum (Renault "AE" pendant les premières années) est un véhicule de transport routier produit par Renault VI, vendu également par MACK Truck.
Il est le premier camion à cabine avancée à proposer un plancher de cabine plat (pas de tunnel moteur) qui libère de l'espace et facilite les déplacements dans la cabine (partie travail / partie repos). En effet, la cabine à suspension pneumatique en 4 points est séparée du moteur.
Le 21 juin 2013, la production s'est arrêtée (dernier Magnum engagé sur la ligne) pour laisser la place sur les chaînes à la gamme T.



2001 : Naissance de RENAULT Trucks
2001 : Renault VI devient Renault Trucks
Renault Trucks est une société française qui développe, assemble et vend des véhicules industriels et utilitaires. Elle appartient au groupe suédois AB Volvo depuis 2001.
Renault Trucks constitue la deuxième entreprise en taille du groupe Volvo dont la dynamique de l’activité poids lourds repose sur le développement spécifique de cinq marques de référence sur le marché mondial : Renault Trucks, Volvo Trucks, Mack Trucks (pour le marché nord-américain), Eicher et DongFeng.

5 - Concept ACTROS 2025, le camion de demain ?



Mercedes-Benz a testé, dès 2015, son prototype du Future Truck 2025, un camion Actros à conduite semi-autonome. Une véritable révolution dans le monde du transport routier.
Mercedes-Benz a testé son prototype du Future Truck 2025, un camion Actros à conduite semi-autonome, équipé du système "Highway Pilot". Une véritable révolution dans le monde du transport routier. Le test s’est déroulé avec succès sur une section de 30 km, dans des situations réelles de conduite, sur une autoroute près de Magdebourg, en Allemagne.
Le " Future Truck 2025 ", un camion intelligent à conduite autonome
Conçu pour les trajets longues distances, l’Actros est équipé d’une caméra 3D, de quatre capteurs radars, de connexions sans fil pour permettre aux camions de communiquer entre eux, et d’un logiciel d’analyse de données. Avec cette technologie nommée "Highway Pilot", le camion du futur peut rouler sur la voie publique jusqu’à 85 km/h, sans l’intervention d’un conducteur. Le Future Truck 2025 de Mercedes est également doté du système de régulation de vitesses prédictif, le Predictive Powertrain Control, qui se base sur la technologie GPS.
Les objectifs de Mercedes pour son camion du futur
Selon Mercedes, le prototype pourrait être commercialisé d’ici 10 ans, alors que les coûts du transport et les volumes transportés n’auront cessé de progresser. La conduite sera semblable au pilotage d’un avion. La cabine du futur camion de Mercedes a été conçue pour que le conducteur puisse profiter du mode conduite autonome, par exemple en travaillant sur son ordinateur portable. Le constructeur allemand a conçu son Future Truck 2025 pour être plus sûr, plus efficace et plus écologique
Les objectifs de Mercedes pour son camion du futur
Selon Mercedes, le prototype pourrait être commercialisé d’ici 10 ans, alors que les coûts du transport et les volumes transportés n’auront cessé de progresser. La conduite sera semblable au pilotage d’un avion. La cabine du futur camion de Mercedes a été conçue pour que le conducteur puisse profiter du mode conduite autonome, par exemple en travaillant sur son ordinateur portable. Le constructeur allemand a conçu son Future Truck 2025 pour être plus sûr, plus efficace et plus écologique.